Les vestiges de l’aube T1 de LE TENDRE et PEYNET aux éditions DARGAUD

vestigeaube… Les vestiges de l’aube T1 de LE TENDRE et PEYNET aux éditions DARGAUD

Premier épisode d’un diptyque, les Vestiges de l’aube s’ouvre à New York, de nos jours. Barry Donnovan est un flic dévoré par le désespoir depuis les attentats du 11 Septembre, lors desquels sa femme et sa fille ont péri dans l’effondrement d’une des tours… Hanté par cette mort, il trouve cependant du réconfort sur Internet grâce à des discussions qu’il a, chaque soir, avec un certain Werner Von Lowinsky, aristocrate cultivé et attentif. Peu à peu, sans qu’ils se soient jamais rencontrés, une complicité entre les deux hommes se tisse, Werner semblant étrangement réceptif au drame qu’a vécu Barry. Werner a en fait lui-même connu une histoire dramatique et violente impliquant sa famille, il y a cela longtemps, très longtemps, avant qu’il ne devienne… un vampire !

On pris d’entrée, nous sommes pris d’entrée dans ce polar fantastique avec une scène de crime violente et surprenante ! Puis vient l’entrée en scène de ce vampire qui a soif d’humanité et de justice et de ce flic encore marqué par le chagrin ! On suit le rapprochement et l’amitié de ces 2 hommes avec intérêt et questionnements : quelle est la véritable nature de ce vampire et quelle sera la réaction de Donovan quand il saura la vérité ?

Voilà une histoire de vampire qui sort des sentiers battus !

 

LIP de Laurent GALANDON et Damien VIDAL aux éditions DARGAUD

lipLIP de Laurent GALANDON et Damien VIDAL aux éditions DARGAUD

A Besançon, en avril 73, la majorité des 1300 salariés refuse « la fatalité » des licenciements annoncés par les actionnaires de leur fabrique de montres. Ils choisissent de résister par tous les moyens. Nous suivons ce conflit social à travers une femme, Solange, qui travaille malgré la désapprobation de son mari. LIP c’est aussi la photographie d’une époque où l’émancipation des femmes n’était encore que balbutiante … mais sans les femmes il n’y aurait pas eu de conflit, pas de résistance, LIP comptant parmi ses salariés une grande majorité de femmes ! 

Jolie surprise que cet album … un récit fluide et un dessin tout en nuances de gris qui rend l’ensemble passionnant et qui fait écho à d’autres conflits sociaux actuels. L’ouvrage est postfacé par Claude Neuschwander, éphémère PDG de LIP de 1974 à 1976, et qui ne pourra enrayer le dépeçage de l’entreprise (« Oui, LIP a été assassiné » avouera plus tard l’un des actionnaires, Antoine Riboud). Une mort programmée pour des motifs purement financiers : on entrait alors de plain-pied dans des logiques que connaissent bien aujourd’hui certains ouvriers, du côté de Florange !