MONGO EST UN TROLL, de Philippe Squarzoni aux éditions Delcourt : Boooffff

mongocouvMONGO EST UN TROLL, de Philippe Squarzoni aux éditions Delcourt : Boooffff

Philippe Squarzoni délaisse la bd documentaire pour s’attaquer à la Fantasy. Il se joue des codes habituels du genre dans un album sans concession qui s’avère pour le moins déroutant…

Dans Mongo est un troll, nous suivons les pérégrinations de deux vieillards au franc parler qui n’aiment rien de plus que les beuveries : Duane et Cameron. Pilleurs de tombes à leurs heures perdues, ces deux-là ne rechignent jamais à se fourrer dans de mauvais coups. Après s’être rassasiés d’une poule dérobée à Mongo, ils font la connaissance de Claire Woodward, sorcière qui fait chavirer les cœurs les plus froids et fuir les plus viles créatures. Elle accompagne les compères dans leurs aventures et, endosse le rôle de protectrice mais aussi d’amante de Duane. Elle va également guider Cameron dans sa quête et l’aider à retrouver sa mère…

La quête de la mère est une fausse piste de plus parmi les nombreuses qu’ouvre l’auteur : le trio va faire des détours, piller des tombes… Squarzoni s’amuse avec le lecteur pour l’emmener dans des aventures inattendues. On assiste alors à de nombreuses péripéties qui n’ont rien d’épique. L’auteur se plait à revisiter les codes de la fantasy. On suit les deux antihéros, on sourit de leurs mésaventures et on apprécie (ou pas) leurs répliques outrancières. Le dessin très graphique, retranscrit bien le froid hivernal de l’univers même si le rendu est finalement assez terne. On le devine assez vite : ici tout est histoire de parodie, de faux semblants et d’absurde. On se dit alors qu’on est en présence d’un album rafraîchissant et pourtant…

À force de se jouer du lecteur et à parodier l’heroic fantasy, l’album nous perd un peu. L’univers regorge de détails et de créatures fantastiques mais on peine à rentrer dans une histoire où les ellipses temporelles pullulent. Le récit est décousu et on ne sait jamais où l’auteur veut en venir. La fin nous laisse sur notre faim même si on voit bien le parallèle, un brin emprunté, entre la fin de la bd et la fin (et donc mort) des personnages. Quand on comprend que Mongo n’est qu’un personnage très secondaire de l’histoire, on finit par se demander si le troll dans l’histoire, ce n’était pas Philippe Squarzoni…

Guillaume Wychowanok

MEMPHIS Tome 2 : La ville morte, de Rodolphe et Marchal aux éditions Glénat : Bulle d’Or

memphist2couv…MEMPHIS Tome 2 : La ville morte, de Rodolphe et Marchal aux éditions Glénat : Bulle d’Or

Après un excellent premier tome, Rodolphe et Marchal continuent sur leur lancée. Nous retournons donc à Memphis pour découvrir d’autres faits étranges…

Petit rappel sur la série : Roos et Louis, deux employés du Memphis news, mènent une vie banale à Memphis. Si Roos s’intéresse particulièrement au paranormal, Louis, plus pragmatique, préfère preuves et logique. Pourtant, plusieurs événements étranges ont frappé son attention. Il y a eu cette femme, qui ressemblait à s’y méprendre à son ex compagne mais qui ne le reconnaissait pas. Puis il y a eu ces gens qui paraissaient comme éteints devant leur télévision.

Quand ils racontent cela à la nouvelle venue du journal, Kate, celle-ci est perplexe. Ils décident alors de mener leur enquête et vont de découverte en découverte… Décidément, quelque chose ne tourne pas rond à Memphis et personne ne semble s’en soucier !

Avec ce deuxième tome, les protagonistes se rendent compte que leurs craintes et leurs doutes étaient fondés : l’avancée technologique est comme stoppée depuis une soixantaine d’année et il semble impossible de sortir de cette ville. Sans compter que les personnages se savent désormais surveillés… La tension monte donc d’un cran et le mystère de cette ville reste toujours entier.

Ce thriller fantastique est toujours aussi prenant et une fois l’album ouvert difficile de le lâcher avant la dernière case. Le dessin réaliste, toujours aussi réussi, aide vraiment à rentrer dans l’histoire et à installer l’ambiance fantastique et ses distorsions de la réalité.

Ce deuxième tome est rondement mené et une fois terminé on se dit la même chose qu’après le premier tome: « viiiiite la suite ! ».

Guillaume Wychowanok

MON TRUC EN PLUS, de Lang et García aux éditions Steinkis : Bulle d’Argent

trucenplus_couv…MON TRUC EN PLUS, de Lang et García aux éditions Steinkis : Bulle d’Argent

Bulle d’argent

« Mon truc en plus » nous propose de suivre Pablo, jeune enfant atteint de trisomie, dans sa vie de tous les jours. Un album touchant qui préfère la tendresse et l’humour à l’apitoiement.

Les espagnols Noël Lang et Rodrigo García nous donne à voir des tranches du quotidien de Pablo, ou Blo pour les intimes. Cet enfant a un truc en plus par rapport aux autres : le chromosome 21. Si sa mère lui dit qu’il est spécial, il a pourtant les mêmes préoccupations que les autres enfants. Il  a son album préféré, un vieux vinyle de Petula Clark, qu’il trimballe partout avec lui. Il a ses amis : Pierrot, obèse qui ne jure que par la nourriture, Benjamin, atteint de trichotillomanie, qui s’arrache les cheveux « pour se sortir les mauvaises idées de la tête », Ruth, une jeune chipie qui rêve d’être star et surtout Bibi « la fiancée préférée » de Blo.

Ces amis sont pleins de bon sens et porte un regard plein d’interrogations sur l’univers des adultes, ses contradictions et ses absurdités. On les voit chez eux, à l’école, dans un parc menant les mêmes discussions que les autres enfants mais avec de petits trucs en plus.

Ici pas d’histoires larmoyantes mais de courtes scènes souvent drôles et toujours touchantes. Et c’est bien là la force de cet album : on y voit des enfants qui comme tous les autres portent un regard unique sur le monde qui les entoure.

« Mon truc en plus », c’est une belle lecture sans ton grandiloquent. C’est un dessin simple qui ne relève que les détails important dans la tradition espagnol. C’est un album qui ne cherche pas à stimuler les sentiments à tout va, ce qui le rend d’autant plus touchant.

Guillaume Wychowanok

L’OR Tome 1 : Issaïas ou le colibri, de Piatzszek et Bihel aux éditions Futuropolis

LOR_T1_couv…L’OR Tome 1 : Issaïas ou le colibri, de Piatzszek et Bihel aux éditions Futuropolis

« L’Or : Issaïas ou le colibri » est une fiction qui nous plonge dans un contexte bien réel : le fleuve Maroni en Amazonie et ses orpailleurs prêts à tout pour quelques grammes d’or.

En 2000, Issaïas et son oncle se rendent à Maripalousa, petit village à la frontière du Surinam et de la Guyane française, à la recherche d’or. Alors qu’ils comptaient travailler à leur compte, la concurrence armée ne leur laisse pas vraiment le choix : ils finissent par travailler pour la fille de Marechal, le chef des Bonis… Leurs papiers sont confisqués et les voilà plongés dans le monde des orpailleurs clandestins où le code du travail n’a pas droit de cité…

Le drame imaginé par Piatzszek permet de dépeindre la réalité violente de la Guyane française et de ses chercheurs d’ors clandestins sans foi ni loi. On observe l’esclavage moderne, les « chefs » et leur milice armée qui semblent intouchables et qui se rient des forces de l’ordre sous équipées. La loi du plus fort est de guise.

« L’Or : Issaïas ou le colibri » est un drame aux allures de thriller. La mise en scène, très réussie, rend la tension palpable à chaque planche. Cela sert habilement le récit qui se révèle prenant bien que sans grande surprise.
Le dessin à l’aquarelle est un véritable voyage au cœur des couleurs foisonnantes de la forêt amazonienne. Toutefois le rendu graphiquement très doux tranche un peu avec la tension et la violence de l’histoire.

Sans être novateur, ce premier tome d’une série qui devrait en compter six, est une lecture plaisante et rythmée.

Guillaume Wychowanok

 

LE TECKEL par Hervé Bourhis aux éditions Casterman / Arte Éditions : Bulle d’Argent

teckelcouv…LE TECKEL par Hervé Bourhis aux éditions Casterman / Arte Éditions : Bulle d’Argent

Hervé Bourhis signe avec « Le Teckel » un thriller sur fond de satire des laboratoires pharmaceutiques et de leurs méthodes. Un album bourré d’humour dans lequel les visiteurs médicaux sont des commerciaux aux méthodes que ne renieraient pas les ripoux…

Guy Farkas, dit « Le Teckel » est la crème des visiteurs médicaux, une légende vivante qui travaille pour les laboratoires Duprat. Leur précédent médicament, le Marshall, est suspecté d’avoir causé des centaines de décès… mauvais pour la réputation ça. Pour la sortie du Marshall 2, les labos veulent blanchir leur réputation et Le Teckel est l’homme de la situation.

Guy Farkas est connu pour ses qualités de « vendeur » mais aussi pour ses frasques. Pour le surveiller, le labo lui colle un coéquipier, Jeremy Labionda. Le jeune naïf va pouvoir constater les travers de son coéquipier et découvrir le génie de l’homme lorsqu’il s’agit de refourguer des médicaments.

Aux premiers abords, le pitch ne parait pas des plus séduisants. Mais Hervé Bourhis arrive à en tirer un album agréable à l’humour décapant. Le Teckel, avec sa CX, son style 70’s kitch au possible, et ses répliques inattendues est truculent au possible. Le ton satirique du thriller fonctionne et le dessin simple et efficace nous plonge dans un bon vieux film de ripoux. Le rythme de l’aventure ne faiblit pas, jusqu’au twist final, réussi bien qu’attendu.

Sans être un chef d’œuvre, Le Teckel est une satire agréable à lire qui dévoile tout le cynisme des laboratoires pharmaceutiques en s’appuyant sur l’humour plutôt que sur de longs discours.

Guillaume Wychowanok

URBAN Tome 3 : Que la lumière soit, de Brunschwig et Ricci aux éditions Futuropolis

couverture du tome 3 de la série Urban
couverture du tome 3 de la série Urban

…URBAN Tome 3 : Que la lumière soit, de Brunschwig et Ricci aux éditions Futuropolis

Le troisième tome d’« Urban » est arrivé, synonyme d’immersion encore plus profonde dans l’inhumanité et la noirceur de Monplaisir.

« Urban », c’est la version revue et corrigée d’« Urban Games » qui a fait un flop en 1999. Et ça marche. L’action se déroule à Monplaisir, sorte de Las Vegas du futur où tout n’est que divertissement et jeu… même les crimes. Les interventions des forces de l’ordre y sont filmées et chacun est invité à parier sur l’issue des combats. Pour que tout cela fonctionne la sécurité des lieux est gérée par A.L.I.C.E, une Intelligence Artificielle forcément rigide… Là-bas, on suit la route de Zacchary Buzz, jeune membre de l’Académie de police qui a quitté le foyer familial de campagne pour rejoindre Monplaisir. Lui qui pensait réaliser un rêve de gosse découvre bien vite la réalité de son métier et la monstruosité sociale et politique de l’endroit.

Avec ce troisième tome, Buzz commence à saisir toute l’inhumanité du système auquel il appartient désormais. Toujours aussi abjecte, Springy Fool, le maître des lieux, dévoile un peu plus de son cynisme. A.L.I.C.E, comme toute bonne IA de Science fiction qui se respecte, commence à prendre son autonomie…

Toujours aussi léché, ce tome paraît graphiquement moins impressionnant que les précédents. La folie architecturale de la ville est moins mise en avant et l’action est remisée au second plan au profit de l’avancée de l’intrigue.

La contre-utopie sans concession de la série fonctionne toujours aussi bien et dessine en filigrane les enjeux sociétaux de notre époque. Attention toutefois, l’histoire, assez complexe, demande une bonne dose de concentration pour être appréciée.

Guillaume Wychowanok

ULTIME FRONTIERE : épisode 1 de Leo et Icar aux éditions Dargaud : Booofffff

ultimefrontiere-couv…ULTIME FRONTIERE : épisode 1 de Leo et Icar aux éditions Dargaud : Booofffff

Après avoir œuvré sur la série « Terre Lointaine », Leo et Icar publient leur nouvelle série. Le duo signe là un western fantastique qui s’avère beaucoup moins bon que leur précédente série.

Ultime Frontière » nous emmène sur la planète Tau Ceti 5 et plus précisément à Erechim, la ville la plus proche des terres inexplorées. La centaine d’habitants locaux fait appel à des mercenaires pour régler les problèmes de cette bourgade terrorisée par une bande d’hommes de main et par un étrange monstre qui s’attaque à tout ce qui bouge.
Jane et John Jones répondent à cet appel d’offre. Surprenant, lorsqu’on sait que la première est une jolie jeune femme et que le second a des prothèses locomotrices à la place des jambes. Mais les apparences sont trompeuses et ces deux-là sont bel et bien des experts en sécurité.

Force est de constater quand on ouvre l’album que les dessins d’Icar piquent un peu les yeux. Les traits semblent moins fins que dans ses précédentes productions, les couleurs plus ternes et le tout moins bien fini. Le récit est rythmé, on entre rapidement dans le vif du sujet, les combats se succèdent mais pas les frissons. Les combats sont comme sans danger et sans enjeu. Un peu comme dans un film d’action un peu plat. Les dialogues de western ont du coup un peu de mal à faire mouche et l’ambiance ne s’installe pas. Dommage, car l’aventure aurait pu s’avérer agréable.

Une belle déception que ce premier tome d’« Ultime Frontière », dont on attendait plus. En espérant que le deuxième épisode sera mieux fini.

Guillaume Wychowanok

ENERGIES EXTREMES de Blancou et Lapoix aux éditions Futuropolis

energiesextremescouv…ENERGIES EXTREMES de Blancou et Lapoix aux éditions Futuropolis

Sylvain Lapoix nous livre les informations glanées lors de son enquête sur les gaz de schiste en bande dessinée. Et le jugement est sans appel : le gaz de schiste, c’est de l’arnaque.

Dans « Énergies extrêmes », pré publié dans La Revue Dessinée, Lapoix commence par nous retracer l’histoire de l’exploitation du gaz de schiste et de la « fracture hydraulique » qui lui est associée.  Et ces faits sont indispensables à la bonne compréhension de l’enquête.

En effet, « Énergies extrêmes » est avant tout une enquête qui dévoile les rouages d’une mécanique complexe et bien huilée orchestrée par les grands groupes pétroliers. Et, alors qu’on pensait le dossier du gaz de schiste fermé en France, Le journaliste nous montre que les prétendues victoires des anti-schistes ne sont que de la poudre aux yeux, histoire de détourner les esprits des véritables enjeux et problèmes.

Certes, le ton de l’ouvrage reste assez « vert » mais Lapoix s’est bien gardé de faire du militantisme primaire et reste objectif. Résultat : l’enquête est sérieuse, bien documentée et précise. Les dessins de Blancou sont épurés et vont à l’essentiel ce qui colle avec le ton journalistique. Cependant, ils restent bien fades pour une bande dessinée.

D’autre part, le texte de l’album est dense et il faut s’accrocher pour ne pas perdre le fil d’une affaire qui s’avère complexe. En définitive, « Énergies extrêmes » est un très bon ouvrage journalistique, qui met en lumière les parts d’ombres du gaz de schiste.

Guillaume Wychowanok

AMERE RUSSIE Tome 1 : Les Amazones de Bassaïev, par Aurélien Ducoudray et Anlor aux éditions Bamboo

amere_russie_couv…AMERE RUSSIE Tome 1 : Les Amazones de Bassaïev, par Aurélien Ducoudray et Anlor aux éditions Bamboo

BULLE D’ARGENT

Avec « Amère Russie », on effectue une plongée dans le conflit entre Tchétchénie et Russie. Mais ne vous attendez pas un récapitulatif des événements historiques. Non, ici, on suit la quête humaine et émouvante d’une mère à la recherche de son fils.

Madame Kitaev, mère de famille russe, élève seule son fils depuis que son mari, militaire de son état, a été envoyé à la frontière de l’Ouzbékistan. Plus tard, son fils Volodia, part effectuer son service militaire et participe au conflit tchétchène. Sans nouvelle de son fils, elle tente désespérément d’avoir des informations le concernant… sans succès…

Au fil de sa quête, elle apprend que son fils a été fait prisonnier. Mais une rumeur dit que le chef tchétchène, Bassaïev,  laisserait partir les soldats dont les mères se présenteraient en personne. Ni une, ni deux, elle part retrouver son fils… sans s’inquiéter du voyage qui se révélera jonché d’embuches et d’imprévus.

Dans « Amère Russie », on découvre un conflit d’un point de vue humain. On voit la haine ethnique engendrée par les décisions venues d’en haut et la détresse des personnes à qui on a imposé cette guerre. Deux peuples qui ne se haïssent que par ce qu’ils ont pu entendre.

Un récit touchant et bien mis en image où le froid russe glace la vue et les sentiments. A lire, en espérant que le deuxième tome saura nous mener au bout de la quête de cette vieille dame avec autant de plaisir.

Guillaume Wychowanok

LE TEMPS PERDU, de Rodolphe et Vink, aux éditions Daniel Maghen

tempsperducouv…LE TEMPS PERDU, de Rodolphe et Vink, aux éditions Daniel Maghen

BULLE D’OR

« Le Temps Perdu » nous plonge au sein de l’imagination enfantine. Un voyage onirique et enchanteur qui nous emporte dans nos jeunes années et leur féerie parfois inquiétante et toujours surprenantes.

Guillaume Romain, dessinateur de bandes dessinées, revient d’un salon. Trop épuisé pour continuer sa route, il décide de faire une halte dans un hôtel. Il s’arrête au Temps perdu, hôtel pittoresque tenu par une charmante hôtesse. Lorsqu’il entre dans sa chambre, il contemple une gravure d’un bûcheron. L’instant d’après, il est happé par le tableau. Dedans, il découvre un monde féerique où les maisons sont enracinées et où les puits traversent la planète… à son réveil, il n’arrive pas à se défaire de se rêve qu’il sait particulier.

Dans l’hôtel, une étrange sensation de déjà vu le submerge à la vue de différents détails architecturaux mais Guillaume n’en perçoit pas la raison. Sa quête commence alors et il veut retrouver ce monde des gravures onirique et parfois inquiétant, qui paraît empreint de souvenirs…

Rodolphe et Vink signent là un bien bel album qui brille par son récit inattendu, véritable quête de l’enfance et de son atmosphère si particulière. Un album à ambiance et bien construit auquel on pourrait reprocher un début quelque peu déroutant et des dessins aux teintes aquarelles qui font assez « vieille école ». Passés ces détails l’album s’avère savoureux jusqu’aux dernières pages !

Guillaume Wychowanok